(LJB) – Surprise ce matin, le Club de Hockey Canadiens a annoncé plus tôt le congédiement de Jacques Martin. Ceci est une surprise et en est pas une en même temps. Tous les fans s’entendaient pour dire que les jours de Martin étaient comptés dès la séquence de six défaites consécutives en octobre. La dernière défaite face aux Flyers de Philadelphie a fait prendre conscience à Pierre Gauthier que le temps était venu d’agir.
L’organisation a aussitôt nommé Randy Cunneyworth, entraîneur-chef par intérim pour le reste de la saison. De plus, pour palier à ce remplacement, Larry Carrière, assistant au directeur-général, Pierre Gauthier, devient assistant-entraîneur.
Résumé du point de presse de Pierre Gauthier
« J’ai choisi de remercier Jacques Martin et c’est le cas de le dire, on doit le remercier pour tout ce qu’il a fait pour l’organisation. Ce n’est pas une décision facile à prendre, autant personnellement que professionnellement. Mais nous croyons que vu la situation actuelle, c’est la meilleure option pour l’organisation.
« On veut maintenant aller de l’avant. Si on fait une rétrospective de la saison, nous avons connu un départ difficile. Nous sommes revenus à la barre de ,500, mais on est au même point depuis ce temps, dit-il. Notre équipe ne joue pas à un niveau acceptable pour le moment. On est tous responsables. C’est sûr que le facteur blessure entre en ligne de compte, mais malgré tout, considérant l’approche de l’équipe en prévision des matchs et son rendement difficile en troisième période, il était préférable d’effectuer un changement. »
En nommant un premier entraîneur-chef unilingue anglophone (Randy Cunneyworth) depuis Bob Berry en 1984, Pierre Gauthier a réagis du tac au tac lorsqu’un journaliste lui a parlé du fait francophone : « Des langues, ça s’apprend! » a t-il répondu.
Réactions des joueurs
« On avait notre rencontre habituelle pour les unités spéciales. Il fallait que tout le monde soit là, mais on a vu lestaff entrer dans la pièce alors qu’habituellement, c’est réservé aux joueurs, a expliqué Mathieu Darche. On se doutait alors que quelque chose se passait, mais on ne savait pas quoi. »
« Ça faisait deux ans que ça allait quand même bien, alors je ne pense pas que ce soit une question de communication. L’équipe n’allait pas comme on le voulait et il y a du changement. C’est la nature de la business« , a expliqué Darche.
« Les gars le savent, a promis Darche. Si on ne se réveille pas, il y en aura d’autres, des changements. Alors si les gars ne veulent pas partir, il faut qu’on se réveille. »
« C’est décevant, mais nos résultats ne sont pas à la hauteur de notre talent depuis le début de la saison et des changements devaient être faits, a marmonné Erik Cole. Jacques n’est pas la raison pour laquelle nous ne gagnions pas. Nous ne jouions tout simplement pas assez bien et son départ devrait suffire pour nous réveiller. »
« Plusieurs choses étranges arrivent dans cette business, mais quand une équipe ne répond pas aux attentes, il y a des changements. Et si nous continuons à jouer comme nous le faisons présentement, le congédiement de Jacques ne sera pas le dernier », a prévenu le numéro 72.
« J’ai eu une rencontre avec Jacques hier. Nous avons eu une discussion positive en prévision du match de ce soir, on avait l’impression qu’on pouvait tirer du positif du match contre les Flyers », a raconté Michael Cammalleri, qui n’a que six buts en 27 matchs.
« On s’attend à des changements quand on est en onzième place, a ajouté Cammalleri. Tout le monde, surtout ceux qui sont dans ce vestiaire, s’attend à mieux de notre part. Je suis dans ce milieu depuis assez longtemps pour savoir que ce genre de situation est souvent synonyme de changements, mais le fait que Jacques écope m’a surpris. »







































