Qui sera la prochain entraîneur-chef du Canadien ?

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Signe que la réalité du sport professionnel est un éternel feu roulant, Marc Bergevin vient à peine d’être nommé au poste de Directeur-Général du Canadien qu’il doit déjà prendre une décision qui sera fortement analyser pour les saisons à venir. En effet, il doit choisir ‘‘son’’ entraîneur. La tâche de Bergevin est encore plus délicate lorsque l’on constate qu’il y a beaucoup de candidats de qualité.

Guy Carbonneau

Ancien capitaine du Canadien, Carbo fait parti des personnages marquant du CH des 30 dernières années. Né le 18 mars 1960 à Sept-Îles, il a fait ses débuts dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec en 1976 avec les Saguenéens de Chicoutimi. Ses statistiques sont dignes des joueurs prolifiques de la LHJMQ ; 171 buts et 264 passes pour un total de 435 points en 273 parties, lui donnant une moyenne de 1,6 point par partie. Carbo se joint finalement  à l’organisation du Canadiens de Montréal suite au repêchage d’entrée dans la LNH 1979, il est repêché en 3e ronde, 44e au total. Il est demeuré productif pendant les deux années suivantes alors qu’il s’alignait pour les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse (club école du CH à l’époque). C’est durant la saison 82-83 que Carbo a fait ses débuts avec le grand club, se transformant petit à petit en joueur défensif. Son style efficace dans les deux sens de la patinoire, tellement comparable à celui de Bob Gainey qu’il fut surnommer le fils spirituel du numéro 23, en fut un joueur clé pour l’organisation. Guy Carbonneau remporte deux Coupes Stanley avec le Canadiens, en 1986 et 1993. Fière capitaine de l’organisation entre 1989 et 1994, il a laissé sa marque parmi les grands du Forum. Après sa carrière de joueur, Carbonneau est engagé à titre de directeur du personnel des joueurs chez le Canadien. Peu après, il devient l’adjoint de Michel Therrien de novembre 2000 jusqu’en 2002. À la suite de cette saison, Carbonneau est embauché en tant qu’adjoint au directeur-général chez les Stars de Dallas. Le 14 janvier 2006, le directeur-général des Canadiens de Montréal, Bob Gainey, annonce le congédiement de leur entraîneur chef, Claude Julien. Il annonce, par la même occasion, qu’il prend le poste d’entraîneur par intérim, que Guy Carbonneau sera son adjoint et qu’au début de la saison suivante (2006-2007), ce dernier deviendra l’entraîneur-chef de l’équipe. Le 9 mars 2009, insatisfait des performances de l’équipe et voulant consolider une place en séries, Bob Gainey congédie Carbonneau et le remplace à la tête de l’équipe pour la fin de saison. La décision de Gainey n’a jamais été populaire aux yeux du public et depuis son congédiement, Carbo a toujours eu l’appui des partisans du CH. À plusieurs reprises, il se retrouve parmis les favoris dans les sondages au sujet des successeur de Jacques Martin et par la suite de Randy Cunneyworth. La question qu’il faut se poser est la même pour Therrien et Vigneault, Marc Bergevin est-il intéressé d’engager quelqu’un qui à déjà entraîné le Canadiens dans le passé ?

 

Marc Crawford

Né le 13 février 1961 à Belleville (Ontario), Marc Crawford a été repêché par les Canucks de Vancouver au cours du repêchage d’entrée dans la LNH 1980 au 4e tour (70e position au total). Crawford a la chance de participer à la finale de la Coupe Stanley dés sa première saison  en 1982 contre les Islanders de New York. Il fut un joueur utilitaire pour les Canucks et les Blackhaws de 1981 à 1989. Le fait marquant de sa carrière de joueur fut malheureusement un triste souvenir. Lors d’une partie face aux Bruins de Boston, il frappa solidement Normand Léveillé. Ce dernier perdit connaissance au cours de l’entracte entre la 1re et 2e période. Il est devenu aphasique et partiellement paralysé, ce qui mit un terme à sa carrière. Marc Crawford est surtout connu pour ses années prolifiques en tant qu’entraîneur de la LNH. Il devient entraîneur-chef des Nordiques de Québec durant la saison 1994-95 et reste avec l’Avalanche au déménagement de la franchise. C’est alors qu’il remporte la Coupe Stanley à la barre de l’organisation du Colorado en balayant les Panthers de la Floride en finale 4 matchs à 0. Il remporte même cette année-là, le Trophée Jack Adams récompensant le meilleur entraîneur de la saison. Les deux saisons suivantes, les résultats sont médiocres et à chaque fois l’Avalanche échoue rapidement dans les séries éliminatoires. Le directeur général Pierre Lacroix lui offre alors une prolongation pour un an, mais Crawford désirant un plus beau contrat, il met fin à sa collaboration avec la franchise le 27 mai 1998. I l prend la direction des Canucks de Vancouver après avoir été l’entraîneur de l’Équipe du Canada de hockey sur glace pour les Jeux olympiques d’hiver de 1998. Avec l’équipe nationale, il n’obtient qu’une 4e place décevante. Le 25 avril 2006, les Canucks libèrent Crawford de son contrat alors que l’équipe manque de peu les séries éliminatoires 2005-06. Le directeur général des Canucks invoque un besoin de changement dans l’équipe. Le 22 mai 2006, les Kings de Los Angeles le nomment entraîneur de leur équipe. Il est le 2e plus jeune entraîneur à atteindre les 400 victoires après Scotty Bowman. Le 12 avril 2011, il est congédié par les Stars de Dallas. Marc Crawford est a mon avis un candidat sérieux puisqu’il a beaucoup d’expérience comme coach dans la LNH, qu’il a gagné la Coupe Stanley et qu’il parle en français. Autre fait notable qui peut jouer en sa faveure, il est le seul parmis les candidats à avoir été l’entraîneur-chef de Marc  Bergevin.

 

Benoît Groulx

Produit de la très prestigieuse organisation des Olympiques de Gatineau (LHJMQ), le nom de Benoît Groulx est souvent mentionné parmi les meilleur entraîneur sans emplois dans la LNH. Né le 30 janvier 1968 à Hull, Groulx fut un ailier gauche pour les Bisons de Granby de la Ligue Junior Majeur du Québec. Après un séjour de trois ans à Granby et une saison en Belgique, il termine sa carrière dans le championnat français. Il effectue un retour au Québec en 2000 lorsqu’il devient l’entraîneur-adjoint des Cataractes de Shawinigan. Après un an et demi à Shawinigan, il est nommé entraîneur-chef des Olympiques de Hull. Sous sa gouverne, les Olympiques remportent trois fois le championnat de la LHJMQ en six saisons. Les Olympiques atteignent la finale de la Coupe Mémorial à deux reprises en 2003 et 2004. Le 20 juin 2008, Benoit Groulx est nommé entraîneur-chef de l’équipe canadienne qui doit représenter le pays au championnat mondial junior en 2009 à Ottawa mais deux mois plus tard, le 20 août, il est nommé entraîneur-chef des Americans de Rochesterdans la Ligue américaine de hockey ce qui l’oblige à renoncer à diriger l’équipe du Canada. En 2010, il retourne à Gatineau comme directeur général et entraîneur et mènera son équipe en finale contre les Sea Dogs de Saint-Jean contre qui elle s’inclinera. Groulx a une excellente réputation dans les cercles du hockey junior et plusieurs observateurs estiment qu’il est prêt à faire le saut dans la LNH. Benoît Groulx, un peu à l’instar de Marc Bergevin, fait parti de ces hommes de hockey qui ont pratiquement tout fait dans le hockey. En d’autres mots, il a fait ses classes. Ses dénigreurs vous diront probablement qu’il n’a cependant aucunes expériences dans la LNH.

 

Bob Hartley

Né le 9 septembre 1960 à Hawkesbury en Ontario, Bob Hartley est sans doutes l’un des candidats favoris. Hartley n’a jamais joué dans la Ligue nationale de hockey. Il a débuté sa carrière d’entraîner avec l’équipe junior de sa ville natale, les Hawks de Hawkesbury. En 1991-92, il devient l’entraîneur du Titan de Laval de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Pendant les deux saisons au poste du Titan, Hartley devient rapidement un entraîneur vedette de la ligue grâce aux succès de l’équipe et surtout à son style flamboyant. En 1993, il remporte la Coupe du Président. Il devient ensuite entraîneur assistant de Jacques Martin à la barre des Aces de Cornwall (club école des Nordiques de Québec). Lorsque Martin prend la tête des Nordiques, Hartley prend les reines de l’organisation de la Ligue Américaine. Il occupe ce poste durant deux saisons puis l’entraîneur des Bears de Hershey avec qui il remporte la Coupe Calder (championnat de la Ligue Américaine) dès la première saison. Après deux autres saisons passé à la barre des Bears, Hartley devient l’entraîneur-chef de L’Avalanche du Colorado lorsque Marc Crawford est congédié. Avec l’Avalanche, il va remporter la Coupe Stanley 2001 en battant en finale les Devils du New Jersey. Sa collaboration avec l’Avalanche prend fin en décembre 2002 alors que l’équipe connaît un terrible  départ. Il rejoint les Thrashers d’Atlanta au cours de la saison 2002-03 en remplacement de Curt Fraser. Le 10 octobre 2007, après six défaites de son équipe, il est congédié de son poste et remplacé par Don Waddell, directeur général de la franchise. Suite à son congédiement, Hartley se fait un nom dans le monde des médias. Ses connaissances et son franc parler séduisent rapidement les partisans de hockey du Québec. En 2011, il a paraphé un contrat de deux ans comme entraîneur chef avec les Lions de Zurich, une équipe évoluant dans la Ligue Nationale A, ligue élite de Suisse. Il a récemment remporté le championnat du circuit. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Bob Hartley est un gagnant, il a remporté le championnat de chaque ligue pour laquelle il a œuvré. Chaque fois qu’il y a un poste disponible dans la LNH, le nom de Hartley revient automatiquement dans la conversation. La question qu’il faut se poser : pourquoi ne s’est-il toujours trouvé d’emploi dans la Ligue Nationale ?

 

Patrick Roy

Que dire de St-Patrick qui n’a pas déjà été dit ? é le 5 octobre 1965 à Québec, Patrick Roy est probablement le meilleur gardien de buts de l’histoire de la Ligue Nationale. Serge Savard remarque vite son talent et il est repêché au 2e tour en 1981 par les Bisons de Granby dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). C’est avec cette équipe qu’il joue pendant trois ans comme gardien titulaire. Jouant plus de 40 parties par saison, il fait de bonnes performances à chaque rencontre sans rien afficher d’extraordinaire. C’est en 1984 que son rêve le plus cher se réalise. Il est repêché au 3e tour (51e au total) par les Canadiens de Montréal au repêchage d’entrée dans la LNH 1984. Ce n’est qu’un an plus tard, à la surprise de tous, qu’il fera ses débuts professionnels en aidant le club-école du Canadien, les Canadiens de Sherbrooke, à remporter le championnat de la Ligue américaine de hockey, la Coupe Calder. La saison suivante, l’encadrement des Canadiens annonce qu’il sera titulaire pour le début de la saison LNH 1985-1986.  Le reste fait parti de l’histoire. Offrant 23 victoires en 47 rencontres, il porte son équipe jusqu’aux éliminatoires. Durant ces mêmes séries éliminatoires, il étonnera encore tout le monde et conduira magistralement son équipe jusqu’au plus haut sommet : la Coupe Stanley. Il sera couronné joueur par excellence des séries éliminatoires par la remise du trophée Conn Smythe. Alors âgé de 20 ans, il est le plus jeune joueur de l’histoire à recevoir cet honneur. l a aussi aidé les Canadiens à remporter une autre Coupe Stanley en 1993. Au début du calendrier 1995-1996, au cours d’une partie, rien ne va plus : après avoir accordé 9 buts face aux Red Wings de Détroit, Roy, frustré, demande une transaction à Ronald Corey assis dans l’estrade. Quelques jours plus tard, il est échangé à l’Avalanche du Colorado, en compagnie de son coéquipier Mike Keane, en retour du gardien de but québécois Jocelyn Thibault et des attaquants Martin Ručinský et Andrei Kovalenko. Au cours de la même année, il remporte la Coupe Stanley et viendra ensuite une autre Coupe Stanley en 2001, toujours avec l’Avalanche. Fraîchement  à la retraite, Patrick devient actionnaire des Remparts de Québec de la LHJMQ. Il devient rapidement le directeur général, Le 29 septembre 2005, insatisfait du rendement de l’équipe, il décide de congédier l’entraîneur-chef Éric Lavigne et de prendre ce poste lui-même. Dès sa première saison, il décroche le titre de champion dans l’ouest. En séries éliminatoires, il élimine les Foreurs de Val-d’Or en 5 matchs puis il exclut les Cataractes de Shawinigan en 5 matchs. Ensuite, il faudra 7 matchs aux Remparts pour éliminer le Titan d’Acadie-Bathurst et pour accéder à la finale de la Coupe du Président. Ils se font éliminer par les Wildcats de Moncton en 6 matchs, mais accèdent tout de même a la coupe Mémorial car Moncton est l’équipe hôte. Le 28 mai 2006, les Remparts gagnent la Coupe Memorial en battant les Wildcats de Moncton 6-2 en finale. Patrick Roy devient le 7e entraîneur à gagner la coupe durant son année recrue, le premier à le faire depuis Claude Julien avec les Olympiques de Hull en 1997. Roy est toujours à la barre des Remparts, mais les rumeurs l’envoi de plus en plus à Montréal, avec les Canadiens, dés l’an prochain. Depuis environ un mois, tout le monde pense que l’ancien gardien va inévitablement se retrouver derrière le banc du CH la saison prochaine. Il fut majoritairement le favoris du public lors d’un sondage demandant qui devrait remplacer Randy Cunneyworth. Une chose de certaine, c’est que Roy est un gagnant, qualificatif qui colle beaucoup à la peau de Bergevin également. Son manque d’expérience en tant que dirigeant dans la LNH sera-t-il son talon d’Achille ?

 

Michel Therrien

Né le 4 novembre 1963 à Montréal, Michel Therrien fait parti des candidats qui ont déjà ‘’coaché’’ le Canadiens. Michel Therrien était un défenseur qui a évolué dans la ligue de hockey junior majeur du Québec pendant quatre années de 1980 à 1983. Au cours de ce séjour, il a porté les couleurs des Remparts de Québec, des Saguenéens de Chicoutimi et des Chevaliers de Longueuil. En 1983-84, il fait ses débuts dans la Ligue américaine de hockey pour les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse dans leur dernière saison d’existence. Le club école du Canadiens déménage ensuite à Sherbrooke. Cette année là, Therrien remporte la Coupe Calder aux côtés de Patrick Roy, Stéphane Richer ou encore Brian Skrudland. La saison suivante, il s’expatrie en France aux Chamois de Chamonix puis, après une dernière saison en 1986-87 avec les Skipjacks de Baltimore, une grave blessure au genou met fin à sa carrière de joueur à l’âge de 24 ans. Il débute sa carrière d’entraîneur avec le Titan de Laval en 1990 dans la ligue de hockey junior majeur du Québec pour un court passage de trois matchs derrière le banc. Il prend réellement la direction de l’équipe en 1993-94 et occupe le poste pendant deux saisons remportant le trophée Ron Lapointe du meilleur entraîneur de la saison en 1994-95. Il prend ensuite les commandes des Prédateurs de Granby et amène son équipe à la première place de sa conférence. Les Prédateurs remporteront la Coupe du Président ainsi que la prestigieuse Coupe Mémorial. Therrien va entraîner encore une saison l’équipe mais celle-ci perd en demi-finale des séries de la ligue contre les Foreurs de Val-d’Or. Lorsque la concession de Granby est dissoute, Therrien se retrouve sans équipe à diriger avant d’être embauché par son ancienne équipe, les Canadiens de Montréal. Il devient alors l’entraîneur du club école du CH, à Fredericton. La franchise étant déménagée à Québec, il suit l’équipe et dirige alors les Citadelles de Québec pendant 99 parties les menant au titre de champion de division en 1999-2000. L’équipe est alors battue au premier tour des séries par les Bruins de Providence mais Therrien commence à intéresser les dirigeants des Canadiens de la LNH. Le 20 novembre 2000, après un début de saison chancelant, les Canadiens de Montréal font de lui leur nouvel entraîneur-chef en remplacement d’Alain Vigneault. Therrien, à sa première saison, connaît une campagne difficile qui se termine en queue de poisson au le dernier rang dans la ligue. L’année suivant, alors que le capitaine Saku Koivu apprends qu’il est atteint du cancer mais effectue un retour à la fin de la saison, le Canadien élimine la meilleure équipe de la Conférence de  l’Est, les Bruins de Boston pour accéder à la demi-finale de la conférence. Le 17 janvier 2003, il est renvoyé par la direction des Canadiens suite à une début de saison sans précédent pour les Canadiens avec seulement deux victoires lors des douze derniers matchs et est remplacé par Claude Julien. Il ne reste pas longtemps sans travail et rejoint le club-école des Penguins de Pittsburgh dans la ligue américaine de hockey, les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton pour la saison suivante. Dès cette première saison derrière le banc des Wilkes-Barre/Scranton, Therrien va mener son équipe à la finale de la Coupe Calder, finale perdue en quatre matchs contre les Admirals de Milwaukee. Il va encore rester une saison supplémentaire derrière le banc. Après 25 matchs au cours de la saison 2005-06, il connaît le meilleur début de saison de l’histoire de la LAH avec 21 victoires, 1 défaite et 2 matchs nuls. Therrien fait ensuite le grand saut à Pittsburgh alors que Ed Olczyk est congédié. Lors de la première saison de Therrien derrière le banc des Penguins et malgré la présence de joueurs comme Sidney Crosby, l’équipe finit à la dernière place de la division Atlantique. L’équipe des Penguins 2006-07 est bien meilleure et se qualifie pour la première fois aux séries éliminatoires depuis 2002. Le 15 février 2009, en raison de résultats décevants de l’équipe, il est congédié par les Penguins. Therrien a depuis été incapable de se trouver un autre boulot d’entraîneur dans la LNH. Ce qui pourrait jouer contre lui. Son nom revient de temps à autre dans les discussions, mais sans plus.  il faut voir si le tandem Molson-Bergevin, hautement tourné vers l’avenir, voudra regarder vers le passé.

 

Alain Vigneault

Né le 14 mai 1961 à Québec, Alain Vigneault débute son hockey junior en 1977 avec les Olympiques de Hull de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. oueur le plus pénalisé de son équipe en 1979, il est échangé au cours de l’édition 1979-1980 aux Draveurs de Trois-Rivières. La saison suivante, il aide les Draveurs à atteindre la finale.  Au cours de ses quatre saisons passées en LHJMQ, Vigneault montre également ses capacités offensives, accumulant 226 points en 261 rencontres jouées. Choisi par les Blues de Saint-Louis en huitième ronde du repêchage d’entrée en 1981dans la Ligue nationale de hockey, il fait ensuite ses débuts professionnels avec les Golden Eagles de Salt Lake ; une équipe de la Ligue centrale de hockey affiliée aux Blues. Tout comme la saison précédente en junior, il termine en tête des joueurs les plus pénalisés de son équipe. Durant la saison 1982-1983, il partage son temps de jeu entre la LNH et la LCH, jouant 28 parties pour Saint-Louis.  Avant le début de la saison 1983-1984, il est assigné au Magic du Montana de la LCH. Il finit la saison avec les Mariners du Maine de la Ligue américaine de hockey (LAH) avec lesquels il remporte la Coupe Calder. Souhaitant reprendre ses études, il décide alors de mettre un terme à sa carrière. De retour à Trois-Rivières où il fréquente le campus local de l’Université du Québec, il se porte volontaire pour diriger l’équipe de junior B de la ville. Après deux bonnes saisons, il est nommé à la tête des Draveurs de la LHJMQ, le contraignant à abandonner ses études. Au cours de l’été suivant, il devient entraîneur-adjoint des Cataractes de Shawinigan mais quitte cette position peu de temps après pour celle d’entraîneur-chef des Olympiques de Hull, remplaçant Pat Burns qui a été recruté par les Canadiens de Montréal. Cette saison-là, Vigneault et son équipe remporte la Coupe du Président, en dominant en finale les Voltigeurs de Drummondville.  Par la suite, les Olympiques disputent la Coupe Memorial où ils sont éliminés en demi-finales. Vigneault est nommé entraîneur de la première équipe d’étoiles de la LHJMQ et reçoit le Trophée d’entraîneur de l’année. Il continue de diriger les Olympiques pendant quatre saisons supplémentaires, l’équipe se qualifiant à chaque reprise pour les séries. En 1993, il est recruté par les Sénateurs d’Ottawa, nouvellement intégrés dans la LNH. Avec sa nouvelle équipe, il devient l’un des assistants de Rick Bowness. Le 26 décembre, Vigneault retourne en LHJMQ où il prend les rênes des Harfangs de Beauport. Cette saison-là, les Harfangs finissent premiers de la division Dilio. Le 26 mai 1997, Vigneault retrouve la LNH avec les Canadiens de Montréal dont il devient l’entraîneur-chef en remplacement de Mario Tremblay. Sous sa direction, les Canadiens font un excellent début de saison 1997-1998, étant en tête de la division Nord-Est à la fin novembre. Cependant, une fin de campagne marquée par des blessures les contraignent de finir quatrième de leur division et septième de la conférence de l’Est, les assurant une place en séries. En première ronde, ils créent la surprise en éliminant les Penguins de Pittsburgh, vainqueurs de la division Nord-Est en six manches. Au tour suivant, ils doivent s’incliner quatre victoires à rien face aux Sabres de Buffalo. La seconde saison dans la métropole québécoise est plus difficile. Au mois de décembre, le CH enregistre onze matchs consécutifs sans victoire. L’équipe terminent derniers de la division et manquent les séries. L’édition 1999-2000, est tout aussi chaotique que la précédente, avec un effectif réduit en raison de nombreuses blessures. Lors des dernières semaines de la saison régulière, l’espoir renaît et Montréal fait une remontée au classement avant de finalement échouer à deux points d’une qualification pour les séries. Cela vaut Vigneault une nomination pour le trophée Jack Adams du meilleur entraîneur de la ligue, finalement remporté par Joël Quenneville des Blues de Saint-Louis. Les Canadiens continuent d’être en difficulté lors du début de la campagne 2000-2001. Le 20 novembre, avec seulement cinq victoires en vingt parties jouées, le président du club, Pierre Boivin, décide de limoger Vigneault ainsi que Réjean Houle, le directeur général. Ils sont remplacés respectivement par Michel Therrien et André Savard. Le 16 janvier 2001, Vigneault devient l’un des recruteurs professionnels pour les Blues de Saint-Louis, une position qu’il conserve jusqu’en juin 2002. Le jour de l’an 2003, il fait son retour en LHJMQ lorsqu’il est nommé à la tête du Rocket de Montréal en remplacement de Gilbert Delorme. L’équipe finit troisième de la division Ouest avant d’être éliminés en première ronde. Au cours de l’été suivant, l’équipe déménage à Charlottetown, devenant le Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard. Dans leur nouvel environnement, Vigneault et l’équipe termine troisième de la division Atlantique. Au cours des séries, ils se font sortir en seconde ronde par les futurs finalistes, les Wildcats de Moncton. Le 12 août 2005, bien qu’il vient de signer un contrat de cinq ans avec le Rocket quelques mois auparavant, Vigneault quitte la LHJMQ pour devenir l’entraîneur-chef du Moose du Manitoba de la Ligue américaine de hockey (LAH), le club-école des Canucks de Vancouver. Cette saison là, l’équipe de Winnipeg se classe troisième de la division Nord avec 100 points. En première ronde des séries, ils éliminent le Crunch de Syracuse en quatre victoires à deux avant de se faire sortir par les Griffins de Grand Rapids au tour suivant en sept parties. L’année suivante, il devient l’entraîneur-chef des Canucks de Vancouver. En 2010-11 l’équipe se rend jusqu’à finale de la Coupe Stanley, pour finalement perdre aux mains des Bruins de Boston en prolongation du 7e match. Le cas de Vigneault est particulier, parce qu’il est toujours à la barre des Canucks de Vancouver. Mais, avec la sortie rapide de ses Canucks en première ronde, on peut se demander si l’entraîneur québécois sera de retour là-bas en octobre. Vigneault peut s’attendre à un coup de fil de la part de Marc Bergevin. L’homme est bien au fait du marché montréalais, il est hautement qualifié, il a été sacré entraîneur de l’année en 2007, et il a prit beaucoup d’expérience depuis son départ de Montréal, en 2001. Cependant, comme pour le cas de Carbo et Therrien, Marc Bergevin désire-t-il retourné dans le passé ?

 

 

 

 

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Sources d’Information : Wikipedia.com

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31 comments on “Qui sera la prochain entraîneur-chef du Canadien ?

  1. Dany Vachon on said:

    D’après moi, Hartley est le gars qu’il nous faut. Il a gagné en Suisse avec une équipe négligé et comme par hasard c’est en plein ce qu’on a à Mtl, une équipe négligé …

  2. Stephan Brodeur on said:

    Quand tu es obligé d’aller en Suisse pour coacher, attends-toi pas à être derrière le banc de l’équipe la plus difficile à coacher dans la LNH. Bergevin doit le savoir trop bien. Qu’il finisse son contrat à Zurich Bob Hartley !

  3. Claude Gordon on said:

    C’est  sur que j’aimerais plus
    Hartley que vigneaugt pour moi vigneaut a une bonne équipe a Vancouver mais ils
    gagnent pas les match important … mom choix reste Patrick Roy et je continu
    de pensée que Guy Carbonneau devrait etre nouveau depisteur en chef pour le
    Canadien , les changement doivent aussi venir de bien repeché au Québec , les
    Bergeron , Perron ect doivent etre en priorité pour les prochain repéchage .
    Carbonneau connais les joueurs Quebecois et ce qu’ils doivent avoir pour bien
    performé dans la ligne National , ces lui qui a reconnu le talent de Desharnais.

  4. Yan Côté on said:

    Le meilleur choix disponible
    est Mark Crawford, je pense que cé le choix de Marc Bergevin aussi.

  5. Sonia Boucher on said:

    Moi aussi je verrais Bob Hartley à Montreal 

  6. David Morin on said:

    Patrick
    Roy serais un bon entraineur pour remettre tout sur pied et remettre du bonheur
    dans l’aire des partisan et de.l’equipe

    Patrick Roy serais un bon entraineur pour remettre tout sur pied et remettre du bonheur dans l’aire des partisan et de l’equipe

  7. Patrick Girard on said:

    1.Bob Hartley, 2.Michel Therrien, 3.Patrick Roy

  8. Gino Boulianne on said:

    Entre octobre 1995 et mars 2009, le Ch a eu sa dose d’insuccès avec 5 entraîneurs ayant zéro expérience : Tremblay,Vigneault,Therrien,Julien et Caronneau.

  9. Fred Morris on said:

    Crawford ou Hartley !

  10. Jeff Leblanc on said:

    Tant qua moi ca serais soit Crawford ou Roy, personne d autre !

  11. Charles Martel on said:

    Bien sur ca sera la decision de Bergevin, mais personnellement, meme si ce n’est pas Roy ca passe, mais pas Crawford ! Ce n’est pas lui qu’il faut. Michel Therrien peut-être ?

  12. Yvan Dupotte on said:

    Moi non plus je veux pas Crawford, yé même po québecois

  13. Vladimir Andre on said:

    On s’en fou que c pas un quececois, ceux qui etais avant on tous foirer ! En passant, Marc Crawford parle francais, il a coacher les nordiques et a eu la Coupe Stanley 

  14. Guylaine Therrien on said:

    Michel Therrien, Bob Hartley mais pas Crawford !

  15. Rick Lamarre on said:

    Votre avis vos le mien. Perso, j’aime bien Michel Therrien et j’ai remarquer à l’anti-chambre qu’il semble avoir un certain lien avec Bergevin. Si Molson et Bergie préfere le sang neuf, pourquoi Bob Hartley ou Roy ? Dans ce cas, j’aurais une petite préférence pour Hartley, parce qu’il a l’expérience de la LNH et qu’il a gagné la Coupe Stanley !

  16. Pour avoir suivi la saison de Bob Hartley, étant son traducteur officiel sur sa page facebook, il faut dire que j’ai un petit penchant pour lui. Par contre, comme Rick dit, Bergevin et Therrien avaient l’air d’avoir une chimie sur le plateau de l’anti-chambre. En tout cas, ce que je peux dire c’est que le choix de l’entraîneur va être aussi palpitant que celui du DG.

  17. Rick Lamarre on said:

    J’espère seulement qu’on nous fera pas languire aussi longtemps !

  18. Rick Lamarre on said:

    Ce n’est qu’une hypothèse, mais si Mike Babcock était disponible, accepteriez-vous qu’il devienne le coach du Canadien, même s’il ne parle par français. Laissez moi tout-de-même vous rappeler que Babcock est considéré présentement comme le meilleur entraîneur de la LNH et peut-être bien le meilleur de la dernière décennie ! Il a amené deux équipes en finales trois fois (Annaheim et Detroit) et remporté la Coupe Stanley en 2008 ! Ayant  »coaché » à l’Université McGill, Babcock a de très profondes racines à Montréal. Au lieu de se demander si les partisants l’accepterai ou non, il faudrait plutôt se demander si l’organisation du Canadien aurait le droit de laisser passé un candidat de cette qualité !

  19. Michel Dion on said:

    Jle prendrais toute suite plus que roy sa cest sur il a faite gagner team canada a vancouver et 3 finale de la coupe + une coupe stanley

  20. Simon Lanctot on said:

    Non !

  21. MJ-Courtois on said:

    Parles-t-il francais ????? Si non, on peut pas …

  22. Mathieu Harvey on said:

    Ouain… ca serait vraiment un bon candidat, mais ca me semble hautement improbable non?

  23. Jason Meunier on said:

    OUBLIER SA !!! Y parle pas francais dommage pour vous autres … le monde veulent un coach billingue… Alors assumez !!!

  24. Francois Bouchard on said:

    C’est drôle quand on parle d’un winner anglophone les opinions sont un peu plus mitigées ! Mais quand vient le temps de parler de Patrick avec 0 expérience tout le monde le veux !

  25. Benoit Lépine on said:

    Jen ne peux pas croire qu’on se priverait d’un des meilleurs entraîneur de la ligue nationale à cause qu’il n’est pas bilingue. Certains fans du CH sont vraiment pathétiques

  26. Michel Proulx on said:

    Avec tout
    les coach francophones que l’ont as . Je vois par pourquoi que l’ont donnerais
    le poste a un unilingue anglophone. Si il y a aurais pas de bon francophone
    c’est sûr que Oui

  27. Sylvain Giguere on said:

    Il parlerait chinois que je le prendrais. C’est fatiguant la question de la langue. La bataille commence pas la, la bataille commence dans la rue la ou on se fait manger la laine sur le dos. Donc a la place sorter dans la rue et laisser le hockey au hockey et la politique a la politique

  28. Daniel M on said:

    Si tu veux mon avis, au point où on est rendu, j’ai pas l’impression que c’est le coach qui va changer quoi que ce soit. La preuve, ils ont changés plus souvent de coach ces 10 dernières années que moi j’ai changé de bobette en un an. Alors, si les joueurs sont pas d’dans, t’auras beau mettre le Pape comme coach, ça marchera pas plus. En fait, ce que j’essaie de dire, ça prend un coach qui a du coeur et qui saura en donner aux joueurs, ce qu’ils n’ont pas eut cette saison sauf quelques uns bien entendu.   En passant, le Pape, il parle français lui ;-)

  29. Tout à fait d’accord avec cela! Je n’Aurais pas dit mieux! Hartley m’inspire vraiment, mais vraiment confiance!

    Il faut seulement faire des entrevues et tester l’intérêt des ces entraîneurs!

  30. Marcolalonde20 on said:

    Je trouve ça long, j’ai hâte que le Canadiens se décide. Au repêchage peut être ?? À quand un article sur le repêchage ?? et la coupe mémoriale ?

  31. Bonjour Marco, tu n’es pas le seul à avoir hâte. Pour ce qui est des articles, nous avons tous été très occupé récemment, je peux vous dire que nous vous préparons quelques articles sous peu (dont un ce soir ;) )